exoplanètes

Vue d’artiste d’exoplanètes. Crédit : Nasa.

Depuis une dizaine d’année, le nombre d’exoplanètes découvertes ne cesse de s’agrandir. À la surprise des astronomes, la plupart des exoplanètes sont d’une taille légèrement inférieure à Neptune, et seraient soient gazeuses, soit solides. Ces planètes sont en général proches de leur étoile et ne montrent qu’une seule face à leur Soleil, comme la Lune vis à vis de la Terre. Pour ces raisons, les astrophysiciens émettaient de nombreux doutes sur la capacité de telles planètes à développer et retenir une atmosphère, laquelle, sur Terre est essentielle à la vie.

Mais une étude récente paru dans The Astrophysical Journal Letters tend à démontrer que ces planètes pourraient non seulement avoir une atmosphère mais également la conserver, possiblement pendant des milliards d’années. Et dans ces atmosphères, la vapeur d’eau serait le constituant majeur. Les exoplanètes de type Neptune chaud, sont en effet des bulles de magma entourées d’hydrogène. Lorsque le rayonnement de l’étoile s’accroît, on pensait que l’hydrogène était soufflé dans l’espace. Cependant, de nombreuses inconnues figuraient dans les modèles sur lesquels se fondaient ces hypothèses. Une nouvelle modélisation suggère qu’après l’ignition de l’étoile, le magma de ces planètes absorbe en réalité l’hydrogène de l’atmosphère et en réaction y forme de la vapeur d’eau. Nous pourrions avoir ainsi de nombreuses planètes entourées d’une atmosphère d’eau sous forme gazeuse.

Reste à confirmer les hypothèses du modèle par des observations. Pour cela, l’envoi en octobre 2021 du James Webb Telescope devrait permettre de grandes avancées dans l’étude des exoplanètes, notamment en permettant des observations directes.

Source : Edwin S. Kite and Laura Schaefer. Water on Hot Rocky Exoplanets. The Astrophysical Journal Letters, .2021 March 15 2021